La création d’entreprise connait un véritable succès souvent lié à une image d’indépendance et de liberté donnant l’apparence d’une véritable égalité des chances, quel que soit son capital social, culturel et économique de départ. Pourtant, la création d’entreprise reste encore soumise aux mêmes inégalités, stéréotypes ou sexisme que l’on retrouve dans le monde du travail.

Les femmes entrepreneures restent une population sous-représentée : si elles constituent 48% de la population active, seulement 30% des entreprises et 5% des levées de fond sont à l’initiative des femmes.

Les chiffres clés de l’entreprenariat en France

Positive Workplace le Label RSE des PME - ETI

Selon les chiffres de l’indice entrepreneurial de Bpifrance 2018, la création d’entreprise en France se développe fortement : près de la moitié des Françaises et des Français de plus de 18 ans estime que le choix de carrière le plus intéressant est celui de chef.fe d’entreprise et près d’un tiers d’entre eux est ou a été dans une démarche entrepreneuriale. En 2019, 815 300 entreprises ont été créées en France, soit 18 % de plus qu’en 2018.

La place des femmes dans la création d’entreprise

Il est très difficile d’avoir des études complètes sur la place des femmes dans la création d’entreprise. Selon l’Insee Première (n°1790, janvier 2020) les femmes représentent 40% des créations d’entreprises individuelles en 2019. Cette proportion est stable depuis 2015, après trois décennies d’augmentation progressive (29 % en 1987 et 33 % en 2000).

Concernant l’ensemble des créations d’entreprise la proportion des femmes qui crée une entreprise n’est que de 30% (Insee Première n°1600, juin 2016).

Nous pouvons tirer plusieurs conclusions :

  1. Encore aujourd’hui, les hommes forment la plus grande part des créateurs d’entreprises et également des dirigeants
  2. Dans les années 2000 il y a eu une accélération de la création d’entreprise par des femmes qui ne se retrouvent pas dans les années 2010 avec une stagnation à 30% des créations d’entreprise par des femmes

Les spécificités des entrepreneures

1. Des entreprises plus petites : selon l’enquête SINE de l’Insee (2014), les femmes représentaient près de 38% des créatrices d’entreprises individuelles, contre 22% seulement des créations de société. Plus le nombre de salariés augmentent plus la part des femmes dirigeantes diminuent :

1 à 2 salarié.e.s 25%
10 salarié.e.s et plus 18%

2. Des secteurs surreprésentés, tout comme dans le monde salarié, les femmes sont surreprésentées dans les secteurs de la santé humaine et de l’action sociale (65%) et c’est également le cas dans le secteur du service aux ménages (59%). A contrario, elles sont très peu présentes dans les secteurs de l’information et de la communication, dans le transport et la construction.

Cette tendance tend même à s’accentuer au fil du temps selon l’observatoire de la féminisation des entreprises.

La performance des entreprises dirigées par les femmes

Des entreprises tout aussi performantes et durables : une étude du centre d’analyse stratégique (N°2013-06, avril 2013), montrait que les entreprises fondées par des femmes réussissent aussi bien que celles de leurs homologues masculins et ont des taux de survie similaire. Concernant les résultats financiers plusieurs études ont montré que celles créées et/ou dirigées par des femmes, présentaient de meilleurs résultats que la moyenne.

Le Women Equity Index de 2015 a mené une étude sur plus de 32 000 PME françaises et les résultats sont probants : il y a une « surperformance » des entreprises dirigées par des femmes. Cette analyse est confirmée par une étude de 2018 – Startups Are a Better Bet – qui démontre que le chiffre d’affaires des startups fondées par des femmes est supérieure de 10 % à celle des startups fondées par les hommes.

La création d’entreprises par des femmes et leur direction doivent être largement incitées, les études le montrent elles sont moins nombreuses que les hommes et pourtant les performances sont au moins équivalentes et pour certains indicateurs supérieurs.

Conclusions

Positive Workplace attache une grande importance à mixité dans les organisations au travers du label RSE. Toutes les entreprises sont ainsi interrogées sur la répartition femmes/hommes dans les comités de direction ou exécutifs ainsi que dans les Conseils d’administrations ou de surveillance, sur la fixation d’objectifs de mixité à tous les échelons de l’entreprise ou encore sur la valeur de l’index d’égalité professionnelle.

Source : CESE – Femmes et entrepreneuriat