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L’annonce du second confinement a été synonyme de fermeture des commerces dits « non-essentiels ». Les Français ont dû se replier sur le e-commerce pour effectuer leurs achats. L’impact sur l’environnement est-il plus ou moins important que les achats en boutique ? Finalement quelle est la place des critères RSE dans le choix des consommateurs ?

KPMG et la FEVAD (Fédération de E-commerce et Vente A Distance) publient leur 4ème étude dédiée à l’innovation dans le e-commerce, avec une réflexion sur l’importance de la RSE dans ce secteur.

LE E-COMMERCE EN FRANCE

L’activité du e-commerce en France ne cesse de progresser et a passé la barre des 100 milliards d’euros de chiffre d’affaires générés en 2019, avec une hausse de 16% des transactions sur un an.

Pour l’année 2020, la croissance globale du secteur va être impactée par le ralentissement des ventes de voyages et des services depuis le début de la crise sanitaire, mais certains secteurs ont connu une croissance sans précédent comme le secteur de l’alimentaire, ou celui de l’équipement maison-sport-bricolage-jardinage-santé.

Le montant moyen d’une transaction chute depuis quelques années, elle est compensée par la hausse de la fréquence d’achat qui fait augmenter la dépense moyenne par acheteur sur l’année.

Label RSE - Positive Workplace - E-commerce

Label RSE – Positive Workplace – E-commerce

DES CYBERACHETEURS DE PLUS EN PLUS RESPONSABLES

Le e-commerce fait face à une prise de conscience RSE qui bouleverse le comportement des acheteurs :

  • 53% des cyberacheteurs déclarent tenir compte d’éléments environnementaux, responsables ou éthiques dans leurs habitudes de consommation en ligne ;
  • 70% des cyberacheteurs privilégient les sites qui mettent en avant une démarche responsable ;
  • 71% regroupent les commandes afin de limiter les livraisons et 94% trient ou réutilisent les emballages ;
  • 68% privilégient l’achat auprès de sites français.

Le e-commerce permet également aux cyberacheteurs d’avoir plus facilement accès à des produits issus du commerce responsable (pour 67% des interrogés). 45% des acheteurs ont déjà acheté un produit issu de l’économie circulaire (reconditionné, issu du recyclage ou d’occasion). Mais 75% d’entre eux l’ont fait pour des raisons budgétaires plutôt qu’environnementales.

Les cyberacheteurs portent un intérêt croissant pour les sujets d’économie circulaire, d’écoconception ou de fabrication locale, mais ce sont encore les prix qui font la différence première dans le choix des clients. Le rapport qualité/prix reste le critère le plus important pour les cyberacheteurs.  La RSE semble tout de même prendre de plus en plus de poids dans les attentes des consommateurs.

DES E-COMMERCANTS DE PLUS EN PLUS ENGAGES EN FAVEUR DE LA RSE

Pour les e-commerçants, la RSE n’est plus simplement vue comme une contrainte réglementaire mais comme une nécessité pour se différencier aux yeux de ses parties prenantes. Les e-marchands vont au-delà des exigences légales et s’impliquent dans des démarches volontaires. Ces démarches ne sont plus de simples outils de communication, ce sont de véritables éléments de stratégie intégrés aux modèles d’affaires.

  • 58% des e-commerçants considèrent que la prise de conscience environnementale est ancrée chez les consommateurs ;
  • 55% pensent que ces nouveaux comportements peuvent faire peser un risque sur leur avenir ;
  • 81% des e-commerçants considèrent la RSE comme un sujet prioritaire.

Si 80% des e-marchands ont déjà mis en place des initiatives environnementales, la marge de progrès reste importante pour tous les acteurs du e-commerce car la maturité de la démarche RSE est très variable d’un acteur à l’autre.

LES ENJEUX RSE POUR LE E-COMMERCE

  • Des produits écoresponsables de plus en plus présents en ligne : seconde main, reconditionné, commercialisation d’invendus
  • L’information pour éclairer le choix du cyberacheteur : face à la prise de conscience environnementale, les e-commerçants se doivent d’informer au mieux les clients sur les produits
  • Des partenaires embarqués dans les démarches RSE des e-commerçants : certaines marketplaces disposent de plusieurs milliers de vendeurs tiers pour lesquels il est nécessaire de définir des règles et critères RSE et d’assurer le suivi de leur bonne application
  • La contribution du e-commerce à l’économie circulaire : la loi AGEC (Anti-Gaspillage pour une Economie Circulaire) contraint les e-commerçants à l’extension du principe de responsabilité élargie au producteur (REP), à l’affiche obligatoire d’un indice de réparabilité dès 2021 ou encore à l’interdiction de la destruction d’invendus non alimentaires
  • Vers des emballages plus écoresponsables : les e-marchands travaillent sur la réduction du suremballage et le vide
  • Révolution verte de la logistique : optimisation de la logistique et choix de modes de livraison plus vertueux
  • Les e-commerçants acteurs du développement économique local : 45% des e-commerçants TPE/PME sont implantés dans des communes de moins de 10 000 habitants
  • Un engagement social fort pour la diversité et l’inclusion : de nombreux e-commerçants s’engagent en faveur de la place des femmes dans le numérique et dans la lutte contre la fracture numérique.

SOURCES :

https://assets.kpmg/content/dam/kpmg/fr/pdf/pdt/fr-cr-1138-fecrtgd.pdf

https://home.kpmg/fr/fr/home/media/press-releases/2020/11/e-commerce-rse-green-deal.html

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