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La santé environnementale : Une nouvelle ambition

 

Santé environnement - Positive Workplace le label européen made in FrancePour 97% des Français la qualité de l’environnement a un impact sur la santé (étude d’Elabe de 2018). Si la crise sanitaire a accéléré cette prise de conscience, les facteurs environnementaux ont en effet un impact conséquent sur la santé puisqu’ils engendrent 25% des pathologies chroniques, 23% des décès dans le monde et 15% en Europe.

La commission de l’aménagement du territoire et du développement durable du Sénat s’est penchée ces dernières semaines sur la lutte contre le dérèglement climatique et son impact sur la biodiversité et la santé humaine. Il en résulte un constat clair : en cette période de pandémie, la nécessité d’agir sur les risques en santé environnementale est primordiale.

  • Qu’est-ce que la santé environnementale ?

D’après l’OMS, la santé environnementale comprend les aspects de la santé humaine, y compris la qualité de la vie, qui sont déterminés dans notre environnement par les facteurs :

  • Physiques
  • Chimiques
  • Biologiques
  • Sociaux
  • Psychosociaux
  • Esthétiques

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La santé environnementale concerne donc la politique et les pratiques de gestion, de contrôle et de prévention des facteurs environnementaux susceptibles d’affecter la santé des générations actuelles et futures.

Agir sur les facteurs environnementaux prévient, préserve et améliore l’état de santé de la population. Concrètement il s’agit de garantir la qualité des eaux, de l’air, des sols, se protéger du bruit, tant à l’extérieur que dans les espaces clos que sont les bâtiments, améliorer la qualité de l’air intérieure et en luttant contre l’insalubrité, les expositions au plomb ou aux fibres d’amiante.

Un certain nombre d’activités humaines liées notamment à l’industrialisation, l’urbanisation ou l’évolution des technologies ont fait l’objet d’évaluation des risques pour la santé, de réglementations adaptées ou de recommandations sanitaires.

  • Les entreprises concernées

Les entreprises par leurs activités peuvent ainsi impacter la santé en agissant sur l’environnement. C’est particulièrement le cas des entreprises industrielles qui développent des technologies dont on ne connaît pas les conséquences sur la santé : nanomatériaux, ondes électromagnétiques, etc.

Mais cela ne concerne pas uniquement les industries. Il y a quelques décennies, certains constructeurs inséraient de l’amiante dans les matériaux de construction et c’est seulement des années plus tard que des études ont montré la dangerosité de ces matériaux.

Prenons aussi l’exemple des ondes électromagnétiques qui peuvent impacter l’environnement et la santé humaine. En effet, certaines ondes électromagnétiques peuvent par exemple se révéler dangereuses pour le tissu biologique, comme les ultraviolets qui peuvent provoquer le cancer de la peau.

Ainsi, les entreprise doivent renforcer leurs dispositifs de gestion des risques liés à la santé environnementale.

  • Des risques difficiles à mettre en évidence

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Les risques en santé environnementale sont parfois difficiles à mettre en évidence. Cela s’explique par plusieurs raisons :

  • Le manque de connaissance et d’études sur les risques et les effets en général, comme le reconnait la commission des affaires sociales du Sénat sur les orientations et la gouvernance de la politique de santé environnementale
  • Les effets sur la santé surviennent souvent à long terme, il y a un décalage entre l’exposition au risque et le déclenchement d’une pathologie
  • La durée et la fenêtre d’exposition (grossesse, enfance, etc.) sont des paramètres qui peuvent fortement conditionner la survenue de pathologies
  • Il existe une différence de sensibilité individuelle, du fait notamment de la génétique. La question de la transmission intergénérationnelle se pose également pour certaines substances.

Or, cette incertitude ne doit pas laisser place à l’inaction, c’est pourquoi le principe de précaution doit être intégré dans la politique des entreprises. La précaution vise les risques hypothétiques, non encore confirmés scientifiquement, mais dont la possibilité peut être identifiée à partir de connaissances empiriques et scientifiques (ex : le développement des organismes génétiquement modifiés, les émissions des téléphones portables, le génie génétique et les nanotechnologies, etc.).
 

  • Comment résoudre ces problématiques ?

La commission des affaires sociales appelle à un pilotage clarifié, proactif et opérationnel de la politique de santé environnementale, à une plus forte territorialisation de ses actions et à un soutien résolu en faveur de la recherche pour approfondir les connaissances, mieux informer et aiguiller l’action.

Diverses propositions ont ainsi été proposées dans cette optique :

  1. Tout d’abord, la commission a relevé l’importance d’améliorer la connaissance scientifique par la recherche et le recueil de données. Cette connaissance devra être diffusée auprès du grand public afin que tous aient connaissance des potentiels risques entrainant la dégradation de l’environnement et portant atteinte à la santé humaine.
  2. La commission souhaite aussi faire du Plan National Santé Environnement un outil stratégique opérationnel et fédérateur des politiques publiques participant à la santé environnementale. Les politiques et décisions prises en lien avec la santé environnementale seront ainsi plus claires et efficaces.
  3. La commission a aussi planché sur l’importance d’agir à échelle locale. Elle affirme ainsi le rôle majeur des collectivité territoriales dans la promotion d’un cadre de vie sain en poussant par exemple à prendre davantage en compte ces enjeux au sein des délégations territoriales ou en intégrant ces priorités au sein des contrats de plan Etats-région.

 
En conclusion :

Les entreprises ont tout intérêt à renforcer leur gestion des risques avec l’arrivée du délit d’écocide proposé par le projet de loi « climat », car toute atteinte à l’environnement pourra entrainer de lourdes sanctions.

La question de la santé reste d’actualité, pour y répondre l’Ademe et Santé Publique France ont signé un partenariat renforçant leurs actions communes dans l’objectif d’approfondir les connaissances et prévenir les impacts de l’environnement et du changement climatique sur la santé.

Positive Workplace prend aussi à cœur ce sujet, notamment dans le processus de labellisation RSE où la thématique de santé et environnement occupe une place importante.

 

Sources :

L’Ademe et Santé publique France signent une première convention de collaboration (santepubliquefrance.fr)

Santé: faut-il avoir peur des ondes électromagnétiques? (lefigaro.fr)

Santé et environnement – Ministère des Solidarités et de la Santé (solidarites-sante.gouv.fr)

PNSE3_v finale (solidarites-sante.gouv.fr)

r20-4791.pdf (senat.fr)

“La santé environnementale nécessite une forme de pilotage qui ne correspond pas à notre approche habituelle” (actu-environnement.com)

Commission de l’aménagement du territoire et du développement durable : compte rendu de la semaine du 22 mars 2021 (senat.fr)

Environnement et santé : un lien établi avec certitude par 7 Français sur 10 (elabe.fr)

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