Temps de lecture : 5 minutes

Quelles sont les nouvelles pratiques au bureau ?

 A l’heure de la crise sanitaire et du bouleversement des méthodes de travail, quelles nouvelles pratiques sociales prédominent ? Quelle sera la conséquence de l’émergence du télétravail dans les entreprises ? De quelles bonnes pratiques s’inspirer ?

Le télétravail

La période de confinement a forcé les entreprises qui le pouvaient à déployer massivement le télétravail.

Avec la pandémie, 5 millions de personnes ont télétravaillé, soit 25% des salariés selon le Ministère du Travail, contre à peine 7% en 2017.

Et le télétravail promet de perdurer : 85% des télétravailleurs veulent conserver la possibilité de faire du télétravail au moins ponctuellement (d’après une étude réalisée deux semaines après le déconfinement).

Mais quelles seront les conséquences sur l’organisation du travail dans les années à venir ?

La semaine de 4 jours

Certaines entreprises voient la semaine de 4 jours comme un remède à la crise : autoriser plus de flexibilité dans l’organisation du travail afin d’augmenter la motivation et la productivité des salariés.

Cela consiste à travailler 4 jours par semaine tout en étant rémunéré sur la base de 5 jours. L’entreprise néo-zélandaise Perpetual Guardian a expérimenté cette expérience en 2018 : les 250 salariés ont travaillé 32 heures par semaine au lieu de 40 heures et les résultats ont été spectaculaires. Les salariés étaient plus réactifs, à l’heure, s’accordaient de moins longues pauses, les réunions duraient moins longtemps et il y a avait moins d’absentéisme. Ce jour de travail économisé a permis de rééquilibrer le partage des tâches domestiques dans les couples, les salariés étaient moins stressés, plus heureux et épanouis au travail.

Réorganiser les espaces de travail

Le développement du télétravail questionne la pertinence de garder d’immenses open spaces pouvant accueillir tous les salariés simultanément. D’après une étude Gartner d’avril 2020, 74% des DAF américains (CFO) souhaitent réduire les coûts immobiliers en faisant passer plus de personnes en télétravail.

Plus de télétravail signifie moins de salariés dans les locaux et donc la possibilité de réaliser des économies sur les loyers. C’est ce qu’un certain nombre d’entreprises d’Ile-de-France ont déjà compris : au second semestre de 2020, il y a eu deux tiers (-65%) de bureaux loués en moins en région parisienne par rapport au second semestre de 2019.

Par exemple, la start-up Wizi spécialisée dans l’immobilier pour particuliers a décidé de se séparer de son open space de 50m2 en région parisienne, remplacé par des séminaires d’entreprises, des évènements et des espaces de coworking pour ceux qui le souhaitent. Cette nouvelle organisation du travail a permis de faire économiser 40 000€ de loyer par an à la jeune pousse.

Mais passer au 100% télétravail s’avère une tâche compliquée pour les grands groupes, qui préfèrent se tourner vers le flex office : ne plus avoir de bureaux attitrés, mais partagés.  C’est le cas du groupe PSA qui veut faire du télétravail la règle et ramener à un jour et demi par semaine en moyenne la présence sur site des collaborateurs. Et quand ils viennent au bureau, ils n’ont pas de bureau attitré.

Selon une enquête de POSITIVE WORKPLACE, 41% des entreprises interrogées ont décidé de réorganiser leurs espaces de travail suite à la période de confinement. Ces réorganisations concernent le flex office, un déménagement de locaux, passage à un espace de coworking, passage au 100% télétravail… A chaque entreprise de trouver le mode de fonctionnement qui lui convient le mieux mais il est clair que le travail de demain sera plus distanciel que jamais.

Suite à la période de confinement, votre entreprise a-t-elle décidé de réorganiser ses espaces de travail ?

Le forfait mobilité durable

En ce qui concerne les modes de déplacement domicile-travail, le grand gagnant du confinement est le vélo ! D’après l’enquête de POSITIVE WORKPLACE, 14% des répondants ont fait évoluer leur moyen de transport vers des transports plus doux (marche, vélo, trottinette…).

Les ventes de vélo ont augmenté de 20% au premier semestre de 2020 (10) et les grandes métropoles françaises ont déployé des kilomètres de pistes cyclables provisoires (50km dans Paris). Afin d’encourager le recours à des moyens de transport vertueux, le Gouvernement a mis en place le forfait « mobilités durables » : l’employeur peut octroyer à chacun de ses salariés jusqu’à 400€ par an pour leur trajet domicile-travail, s’ils sont vertueux (vélo, covoiturage, transports en commun, véhicules électriques…).

La crise sanitaire a-t-elle fait évoluer votre manière de vous rendre sur votre lieu de travail ?

Voilà autant de solutions dont les entreprises peuvent s’inspirer pour réorganiser leurs espaces de travail, leurs modes de travail ou de déplacement !

TESTEZ GRATUITEMENT VOTRE NIVEAU RSE

TESTEZ VOUS !