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Rapport du GIEC : tout n’est pas perdu!

Le GIEC (Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat) a publié le lundi 9 août son 6ème rapport d’évaluation de l’évolution climatique. Il a permis de mettre à jour les données scientifiques et de faire des projections sur la situation climatique mondiale.

Quelle est la situation actuelle?  

La première conclusion du GIEC est sans appel : l’activité humaine est à l’origine du réchauffement de l’atmosphère, des océans et des continents.

La  concentration de CO2 dans l’atmosphère (la plus élevée depuis 2 millions d’années),  la montée du niveau des mers, la fonte de la surface de la banquise arctique ou encore le recul des glaciers sont les phénomènes les plus rapides jamais observés depuis des milliers d’années.

Notre planète montre d’ores et déjà des signes d’essoufflement dû au réchauffement climatique dans toutes les régions du monde. En effet, de violents phénomènes météorologiques ne cessent de se former, se manifestant par des périodes de canicules, des fortes précipitations, d’épisodes de sécheresse ou encore par des cyclones tropicaux. Une des nouveautés de ce rapport a notamment été d’apporter des informations clés sur le changement climatique pour chaque région.

Enfin, les connaissances scientifiques, de plus en plus poussées, considèrent que l’estimation d’augmentation de la température la plus probable demeure 3°C d’ici la fin du siècle.

A quoi ressemblera le monde de demain?

Le rapport présente 5 scénarii d’évolution de la situation climatique en fonction des émissions de gaz à effet de serre. Malgré des directions différentes envisagées, un constat reste similaire : l’objectif maximal de 1,5°C d’augmentation, fixé par l’Accord de Paris, sera dépassé d’ici 20 ans, sauf réduction massive des émissions.

Le cycle de l’eau sera largement affecté par le réchauffement climatique. Il sera plus variable et les pluies de mousson seront plus intenses, au même titre que l’alternance des épisodes humides et secs seront plus sévères. La fonte des glaciers et la réduction des mers polaires, phénomènes inévitables mais surtout irréversibles, entraineront la libération du carbone contenu dans le pergélisol.

Ces phénomènes continueront d’augmenter tant que des actions massives ne seront pas entreprises car la planète, et plus précisément les puits de carbone (océans, terres),  cesseront progressivement d’absorber toutes les émissions de CO2 rejetées par l’homme. La baisse d’efficacité de ces puits laissera donc une grande partie des émissions s’envoler dans l’atmosphère.

Peut-on encore changer le cours de l’histoire?   

Le GIEC conclut son rapport en évoquant les conditions sine qua none à la limitation du changement climatique.

Une action est à retenir : atteindre la neutralité carbone. Le rapport précise que c’est la condition nécessaire à la limitation du réchauffement climatique mais pas la condition suffisante. En effet, cette réduction des émissions de CO2 doit s’accompagner d’une réduction des émissions d’autres gaz à effet de serre notamment du méthane.

Enfin, les scientifiques terminent en montrant que dans les scénarii les plus optimistes, c’est-à-dire à très basses ou basses émissions de GES, les améliorations sur la planète seront visibles dans les années qui suivront : meilleure qualité de l’air, climat stable. En revanche, si les scénarii avec fortes ou très fortes émissions de GES adviennent, les effets sur le climat ne seront discernables de la variabilité naturelle que 20 ans plus tard au mieux.

Rapport du GIEC - Positive Workplace le label RSE Made In France

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